Les Maudits et Moi

Exposition de Juan Diego Vergara

 

Exposition du 7 au 18 septembre 2022

Ouvert du jeudi au dimanche de 14h à 19h

Galerie des AAB, 1 rue Francis Picabia, Paris 20e (plan)

 

Le point de départ de cette série fut l’utilisation de l’autoportrait comme moyen d’expression pour raconter différentes situations de ma vie quotidienne à Paris.

De l’autoportrait, je suis passé à l’élaboration de portraits d’artistes qui m’intéressent et dont je me sens proche des œuvres.
Cette série de tableaux devint « les maudits et moi », une collection personnelle de mes artistes favoris. 57 tableaux, en technique mixte, huile et fusain sur lin et coton (50 x 50 cm, 60 x 60 cm, 80 x 100 cm), réalisés entre avril 2021 et mars 2022.

On retrouve dans les biographies de tous ces artistes, baptisés les maudits, différents points communs, ils ont vécu la dure critique de la société de leur époque, l’incompréhension de leur environnement et parfois la censure ou l’interdiction.
Certains ont été victimes d’un jugement de valeur de la société du fait de leur vie intime et privée, ayant montré librement, dans leur discours artistique, l’homosexualité (pour Oscar Wilde, Arthur Rimbaud, Pier Paolo Pasolini, Jean Genet, Francis Bacon ou Andy Warhol), ou la bisexualité (pour Lou Reed et David Bowie).
D’autres ont été critiqués pour leur tendance artistique d’avant-garde, tel Marcel Duchamp, ou pour leur utilisation de l’art comme moyen politique de critiquer la société de l’époque, tels Charles Baudelaire, Victor Hugo, Honoré de Balzac, William Burroughs, Marcel Proust, Fiodor Dostoievski ou Sid Vicious.
D’autres encore ont été diagnostiqués comme malades mentaux, ça a été le cas de Van Gogh, Antonin Artaud et Ian Curtis.

Ces artistes, dotés de fortes personnalités, ont réussi, avec le temps, à devenir célèbres.

Ils ont trouvé une place dans l’histoire de l’art.

 

La collection « Les maudits et moi » est un ensemble de tableaux habituellement accroché au mur du salon de mon appartement. Ils n’ont pas seulement pour fonction de décorer les murs mais aussi de protéger ma maison. Le portrait en lui-même donne un caractère familial à cette galerie, comme des portraits de famille : je retrouve dans ces artistes, en quelque sorte, des ancêtres.

 

Juan Diego Vergara, le plasticien franco-péruvien.
Paris, mars 2022